Œuvres décoratives connues d’Édouard Rosset-Granger

1878/1879
Assiste Alexis-Joseph MAZEROLLE, son maître, dans la réalisation du nouveau plafond du Théâtre Français, appelé aujourd’hui La Comédie Française (110 figures sur 360 mètres carrés de peinture) avec ses compagnons Emile Perrin et Anatole Langrand
. L’inauguration du plafond date du 2 août 1879.

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Le plafond de la Comédie Française par Alexis Mazerolle

Deux portraits à la plume d’Émile PERRIN par Édouard ROSSET-GRANGER,
issus d’un carnet de croquis de 1879, format 206 x 130 mm.

1888
Les Vendanges à Capri, Panneaux décoratifs pour l’hôtel particulier de Monsieur Henry Durand
(Explication des ouvrages de peintures, SAF de 1888, page 177, Annuaire des contemporains 1924 : notices biographiques Rosset-Granger).

1894
Plafond du Café Riche, 16 boulevard des Italiens à Paris.
L’ensemble des panneaux peints par différents artistes, trop osés ont été déposés en 1897 et vendus.
Œuvre de Rosset-Granger : La Tasse de Thé
(Référence Paris Capital, journal financier. Article intitulé « Appréciations des journaux sur le Café Riche Brasserie », 6 juin 1894). La Tasse de Thé a été vendue le 19 janvier 1898 pour 470 Francs, lors la vente aux enchères, suite à la démolition du Café Riche).
«  Depuis quelques jours, de nombreux passants stationnent, à l’angle du boulevard des Italiens et de la rue Le Peletier, devant une devanture polychrome qui surprend, au premier abord, par ses tons éclatants. C’est le nouveau Café-Riche-Brasserie, qui ouvrira ses portes demain matin.
Cet établissement, bien connu des Parisiens, a été complètement transformé. Sa nouvelle décoration est d’une grande richesse artistique. Sculpture, peinture, céramique, tout est signé et dû à des artistes de talent. Les peintres s’appellent Gilbert, dont le maître pinceau a poétiquement représenté la fée verte, l’Absinthe ;  Dubufe, le Café ; Rosset-Granger, le Thé ; Barrias, le Vin, Lucien Doucet, la Bière ; Olivier Pichat; les Ibis.
Comme sculpteurs, MM. Daniel Dupuy,  la Marchande d’Oranges ; Jean Hugues, la Chanteuse de café-concert ; Bartholomé, la Loïe Fuller ; Lefèvre, le Garçon de café ; Coutan, la porteuse de pain et la Marchande de poissons ; Raffaëli, la Marchande fleurs et le Vieux camelot vendant des crayons et le plan de Paris.
Le maître Forain a fait, avec sa maestria habituelle, des dessins bien parisiens des mosaïques de Facchina qui ornent la façade de l’entresol. Les sujets et les médaillons en terre cuite sont d’Allar, et enfin, M. Albert Ballu, architecte, dont la réputation n’est plus à faire, avait chargé M. Bernard des constructions métalliques qui ont été exécutées avec beaucoup de hardiesse(…) Le dîner offert par le conseil d’administration du Café-Riche-Brasserie à ses collaborateurs artistiques, à quelques membres de la presse et à quelques anciens clients, a eu lieu avant-hier soir (Le Journal, Quotidien littéraire, artistique et politique, 3 juin 1894, Un événement parisien, article de E. B-G., page 2) (Café Riche 1894, La Tasse de Thé).

«  On a commencé hier à disperser au vent des enchères, les œuvres d’art accumulées dans l’ancien Café Riche. Elles se sont mal vendues. Quatre panneaux de mosaïques de Forain ont atteint 1.300 francs ; la Bière de Doucet a fait 270 péniblement ; la Tasse de café de Dubufe 410 ; le Thé par Rosset-Granger, 470 (…) La vente continue. D’ici quelques jours, rien ne subsistera plus de cette ensemble décoratif »(Journal des débats politiques et littéraires, 21 janvier 1898, page 1)

Plafond et Panneaux de la Salle des fêtes de la Banque l’Union Française de Constantinople peints par Edouard Rosset-Granger, Guillaume Dubufe, Frédéric Montenard et Gaston La Touche.
« …Notre colonie de Constantinople rêvait de voir chacune des salles de l’Union transformée en une sorte de musée consacré aux diverses manifestations du génie français. Le Gouvernement a comblé ce vœu et nos grands artistes, avec le plus patriotique désintéressement se sont empressés d’apporter, en grand nombre, le contingent de leur talent. C’est ainsi, pour ne citer qu’une œuvre capitale et d’ensemble, les peintres Dubufe, Montenard, La Touche et Rosset-Granger se sont chargés gracieusement de la décoration du plafond et des panneaux de la salle des fêtes »(Le Figaro, 2 septembre 1896, Au jour le jour, L’Union Française à Constantinople, article de Gaston Davenay, page 1) (Décoration du plafond et des panneaux de la salle des fêtes de l’Union Française à Constantinople)

1897
Mairie des Mureaux : Panneaux décoratifs
(montant de la commande : 3.000 francs).

1898
Panneaux décoratifs pour les hôtels particuliers de Madame Lobstein et de Monsieur Émile Straus, avocat des Rothschild (dessus de porte)
(Références : Journal de Rosset-Granger du 22 juillet 1898) (Références : Art en 1898, publication américaine).

1899
Décorations pour l’hôtel particulier de Monsieur Danloux
(Références : Journal Rosset-Granger du 26 mai 1899).

1899-1900
Décorations de la Section Métallurgie du Pavillon du bassin des Aciéries de Longwy à l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris de 1900 : Panneaux représentant Le Fondeur, Le Mineur, La Coulée, La Côte Rouge, L’Entrée de la Mine
(Journal Rosset-Granger du 16 avril 1900. Montant de la commande : 15000 francs).

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Étude d’un forgeron pour les panneaux des Aciéries de Longwy. Craies noire et sanguine 445 x 305 mm, 1899.

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1899-1901
Buffet de la Gare de Lyon, 1899-1901 (PLM (Paris-Lyon-Méditerranée, Salle Dorée du Restaurant Le Train Bleu : Le Lac du Bourget, Huile sur toile). Inauguration le 2 avril 1901 (Montant de la commande : 2000 francs).

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e-rosset-granger-huile-sur-toile-1900-le-lac-du-bourget-galerie-du-buffet-de-la-gare-de-lyon-plm« La Compagnie des chemins de fer de Lyon a ménagé dans les locaux même de la gare un vaste buffet, étayé de panneaux décoratifs qui sont autant d’œuvres d’art. Ce buffet, qui constitue une véritable galerie de peinture, a été inauguré hier (…). Les artistes qui ont collaboré à cette œuvre étaient tous présents, ainsi que nombre de membre de la Société et de la presse parisienne (…).
Dès l’entrée dans la salle principale on remarque surtout le beau panneau de M. René Billotte, « Paris-Exposition ». Une interprétation tout à fait supérieure de la rue des Nations et du pont Alexandre III, baignée dans la brume mordorée d’un crépuscule estival (…) les grandes décorations de M. Montenard, un « Villefranche » et un « Monte-Carlo » qui donnent la nostalgie du soleil ; les médaillons plafonnant de MM. François Flameng et Saint-Pierre concourent avec bonheur à l’harmonie générale.
Dans la deuxième salle (…) les panneaux d’angle de MM. Allègre, Leenhardt, La Touche, Vayon, le « Beaulieu » de M. Rejollot, le « lac du Bourget » de M. Rosset-Granger, le « Mont Blanc » de M. Burnand, le « Sousse » de M. Paul Buffet » (Le Petit Parisien, 2 avril 1901, Une inauguration à la gare de Lyon, page 2) (Buffet du PLM, 1899-1901, Salle Le Train bleu, Le Lac du Bourget).

1899-1900
Pavillon Paillard devenu Elysée Lenôtre à Paris

4 panneaux : « La vendange et la cueillette des fruits », « La mer », « La chasse » et « Les blés » dans l’antichambre du 1er étage. « Vénus au Parnasse », plafond du 1er étage et « Char de Neptune », plafond de l’abside au 1er étage.
Ces panneaux ont été déposés depuis lors du réaménagement du Pavillon Elysée Lenôtre.(Documentation du Musée d’Orsay)

1900-1901
Hôtel de la Comtesse Richenska, Varsovie (Pologne)

Six dessus de porte « Les amours d’après Boucher », 1900, vendus 2.400 F
(Références : Journal de Rosset-Granger du 9 octobre 1900)

1900-1901
Taverne Mazarine à Paris
Décorations intérieures.
(Références : carnet Rosset-Granger).

1901
Palais de la Banque Ottomane à Istanbul
Décorations murales.

1907-1909
Mairie de Saint-Mandé (1907-1909) : Peintures à l’huile, coupées en plusieurs lès, marouflées sur les murs de l’escalier d’honneur.
Sur le pallier du premier étage, 8 panneaux peints par Guillaume DUBUFE (2) et son ami Édouard ROSSET-GRANGER (6).
Les 2 panneaux principaux  (peints par Rosset-Granger) mesurent 498 cm x 282 cm chacun et représentent « Les Noces d’Or ou Le Soir de la Vie ».
Les 4 panneaux des trumeaux sur le pallier du premier étage mesurent 4980 mm x 580 mm chacun. Mur Nord : « Trois jeunes femmes debout ou assise aux lampions » ; Mur Sud : « Femme, enfant sur la balustrade, mendiant et garçon lui donnant du pain ».
4 autres panneaux représentant les quatre saisons garnissent la Salle des Fêtes attenant. Ces panneaux furent achevés par Édouard ROSSET-GRANGER après la mort accidentelle de Guillaume DUBUFE en 1909 sur un bateau transatlantique au large de Montevideo (4980 mm x 1040 mm).

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Les deux panneaux principaux du 1er étage, accolés entre eux (2 fois 4980 x 282 mm, représentant Les Noces d’Or ou Le Soir de la Vie.

« Cet envoi de M. Guillaume Dubufe, d’une tenue intéressante, fait partie d’un ensemble auquel appartient un grand panneau de M. Rosset-Granger destiné à la même Mairie et intitulé Le Soir de la Vie. La composition ne manque pas de mérite et les verts de M. Dubufe repétris dans une pâte plus transparente, y prennent un ton de camaïeu. Philémon et Baucis célèbrent leurs noces d’or ; ils sont groupés, à la tombée de la nuit, sur une terrasse de villa, au bord de la mer. Les éphèbes et les jeunes filles défilent sur un rythme léger en levant des gerbes de fleurs, des palmes et des lanternes vers le couple ancestral. Peu d’émotion, mais une formule souple et décorative et un parfum flottant de grâce hellène » (Le Ménestrel, 24 avril 1909, La musique et le théâtre aux salons du Grand-Palais, article de Camille Le Senne, page 131) (SNBA 1909, Le soir de la vie ou Les noces d’or, n° 1014).

« J’ajouterai que nous devons la décoration picturale qui orne les plafonds et les murs de cette salle des fêtes et de son vestibule à MM. Dubufe, Rosset-Granger, Bergès, Bonnefoy, Bouché-Leclercq, Millot, Tavernier et Warner, membres du Groupe artistique de la région de Vincennes, qui, sous la direction de l’un d’entre eux, le regretté Maître Dubufe, dont je salue respectueusement la mémoire, nous demandèrent de se charger de ce travail artistique Cette proposition fut acceptée par nous en 1907 et, comme nos ressources étaient modestes, nous avons eu recours à la générosité du Conseil Général de la Seine qui, après avoir agréé les maquettes qui lui furent présentées, prit à sa charge les quatre cinquièmes de la dépense totale s’élevant à 30.000 francs. M. Dubufe fut ravi à l’affection des siens en plein travail et c’est son confrère et ami M. Rosset-Granger qui continua l’œuvre du maître. Tous deux, avec leur haute compétence reconnue, ont pu grouper harmonieusement les talents de leurs collaborateurs, en laissant à chacun d’eux son originalité et sa particularité »
(Le bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 13 septembre 1913, Discours de M. Dijeon, Maire de Saint Mandé, Mairie de Saint Mandé le 18 mai 1913, page 4081)  (SNBA 1909, Le soir de la vie ou Les noces d’or, n° 1014).

1918
Hôpital Broca, salle Récamier, à Paris

« Jeune Napolitaine à la grappe de raisin «  et « Jeune Napolitaine portant un panier de fruits », deux panneaux de 3250 x 2250 mm.
(Réf. Archives du Musée d’Orsay, Paris).

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Deux huiles sur toile de 3250 x 2250 mm formant pendant, installées dans la salle Récamier de l’Hôpital Broca à Paris représentant une napolitaine portant un panier de fruits dans la mer et une napolitaine sur un escalier, une grappe de raisins à la main

« En 1967, cette décoration fut détruite lors de la première tranche de démolition de l’hôpital. Ce n’est que vers 1978, grâce à la diligence des responsables du Musée de l’Assistance Publique que l’on se préoccupe de sauver les décorations restantes dues aux pinceaux de Clairin, Rosset-Granger… »
(Revue du Louvre, volume 34, 1984, à propos de l’Hôpital Broca, page 127) (Hôpital Broca, salle Récamier, à Paris (1918).

Décorations pour un hôtel particulier à Philadelphie (USA)

Décorations pour un hôtel particulier à Copenhague (Danemark)

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